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Chien visiteur
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Chien visiteur
DR Haut Rhin: Eric
Trivellin
Mail : dogtherapy@estvideo.fr
Eric est également Responsable du Groupe de travail "Chien Visiteur" de la CNEAC
Il recherche actuellement à connaitre toutes les actions qui se déroulent dans le Haut Rhin
Les chiens visiteurs
Par Eric TRIVELLIN – Société Canine du Haut-Rhin
En
France, quelques associations, nées d’initiatives personnelles,
ainsi que quelques bénévoles sont déjà visiteurs
avec leurs chiens. Merci à ces « Pionniers » d’avoir
fait connaître cette noble activité ! Cependant, aucun recensement
ou aucune formation « officielle » pour le grand public n’existe
vraiment dans ce domaine. Chacun fourni des efforts de son coté, alors
que s’il existait une synergie cela faciliterait ce type d’initiative.
Il est plus simple de travailler ensemble, plutôt qu’isolé,
chacun dans son coin. Ceci n’est d’ailleurs pas une preuve d’égoïsme,
mais comme l’activité est débutante, en regard de nos voisins
anglo-saxons, il est encore normal de chercher des repères. Il est vrai
que nous avons énormément de retard à rattraper !
C’est pourquoi la Société Centrale Canine, toujours soucieuse
de véhiculer une image positive de la Cynophile, démarre cette
année 2007 avec un nouveau groupe de travail. En effet, face à
une demande toujours croissante de personnes souhaitant œuvrer bénévolement,
une nouvelle formation se devait de voir le jour.
Ce groupe de travail va mettre en place un stage de formation théorique et pratique s’étalant sur deux jours qui va permettre aux personnes et aux chiens de se former à l‘activité « Chiens visiteurs ». Il est clair que cela n’est qu’un début et que cette formation va s’étoffer au fil du temps en fonction de l’expérience de ceux qui pratiquent déjà et du retour qu’il s’en fera des nouveaux pratiquants.
On ne peut parler de « Chiens visiteurs » sans aborder, même de manière succincte, l’historique de la Thérapie Facilitée ou Assistée par les Animaux (TFA ou TAA) qui n’est pas si ancienne que cela.
La première trace remonte en 1792, en Angleterre, dans une institution pour malades mentaux où de petits animaux (poules, lapins...) sont utilisés afin de leur rendre un minimum de confiance en eux-mêmes en leur apprenant à prendre soin d’eux.
En 1867 à Biesfield, en Allemagne, les animaux sont utilisés avec les épileptiques car leur présence était considérée comme bénéfique.
Plus récemment, durant la seconde guerre mondiale, les pilotes blessés et convalescents de l'Air Force furent soignés par la Croix-Rouge américaine dans un centre de l'état de New York, à Pawling, où l'on notait la présence d'animaux (bétail, chevaux, volaille..). Ceux-ci les aidaient à se remettre de leur état.
Mais c'est le professeur de psychiatrie et psychologue pour enfants, Boris LEVINSON, qui, à la fin des années 1950, avec l'aide involontaire de son chien Jingles, présent accidentellement lors d'une consultation à son bureau, évita l'internement de Johnny, un enfant quasiment autiste. En effet celui-ci sortit de son mutisme pour s'occuper du chien. En renouvelant les visites, l'état de l'enfant s'améliora au point qu'il n'eut pas besoin d'être interné.
Une nouvelle thérapie venait de voir le jour.
A partir de là, les expériences allèrent en augmentant et en se diversifiant de par leur secteur d'intervention : psychiatrie, personnes âgées, réinsertion, milieu carcéral, aide à la rééducation fonctionnelle, pédiatrie, relaxation, activités pédagogiques, etc...
Il nous faut maintenant faire un nouveau pas en avant à la rencontre des humains et utiliser ainsi le chien pour les bénéfices qu'il peut leur apporter lors de visites à domicile ou en institution. Ceux-ci sont nombreux, tant sur le plan physique que psychologique ou social.
Sur le plan physique, on observe une diminution de la pression sanguine et du rythme cardiaque chez les personnes contemplant un animal, une diminution de l'ordre de 50% des problèmes mineurs de santé chez les possesseurs d'animaux, une diminution des taux de cholestérol, des triglycérides, etc.
Sur le plan psychologique, on peut noter une diminution du stress quotidien, un effet anti-dépresseur, car le chien est un dérivatif à l'angoisse, à l'ennui.
Dans
les écoles, le but recherché sera principalement pédagogique
et devra être traité en collaboration avec le corps enseignant.
Il est tout à fait possible d’animer un cours théorique
sur le chien par de la pratique : comment aborder un chien, comment décoder
ses attitudes, comment éviter les morsures dont les enfants sont malheureusement
les premières victimes. A quand l’intégration au programme
scolaire ? Il est aussi possible de faire des démonstrations de certaines
activités canines comme l’Agility ou l’Obérythmée.
Cela permettra de sensibiliser un public jeune et d’en tirer des bénéfices
certains de part et d’autre.
Le chien est un merveilleux compagnon de jeu pour l'enfant, un auditeur infatigable.
Il est utile dans son développement psychoaffectif et peut même
être un substitut de frère ou de sœur.
Dans
les centres médicaux-sociaux, les maisons de retraites, le chien
est un visiteur très attendu qui emmène un peu de joie et de réconfort
à des personnes qui ne demandent que cela. Il participe même au
maintient de la condition physique de par les mouvements qu’il leur fait
faire. De nombreux souvenirs remontent aussi à la surface, ce qui est
bien pour le travail de la mémoire. Mais c’est toujours avec autant
de regrets que les résidents voient s’en aller leurs amis à
quatre pattes… Ils attendent déjà avec impatience la prochaine
visite qui sera à nouveau synonyme de Bonheur!
Dans les hôpitaux, même si l’accès est plus difficile,
le chien peut être un excellent auxiliaire. Il a son rôle en tant
que médiateur thérapeutique en psychiatrie par exemple. Il peut
aussi participer à la rééducation, au bien-être des
personnes hospitalisées, etc. Les principales réticences viennent
du fait de l’hygiène mais c’est un vrai-faux problème
car il existe des solutions pour garantir celle-ci. De plus, avec le recul,
on s’aperçoit du très faible risque par rapport à
tous les bénéfices apportés. Il est clair que le chien
ne pourra jamais accéder à certaines « zones sensibles »,
mais il est aussi vrai que tout ce qui est nouveau fait un peu peur...
Plus nous serons nombreux à pratiquer sérieusement cette Activité
Associée à l‘Animal (AAA), mieux ce sera. Nous pourrons
ainsi en faire profiter plus d’enfants, de personnes âgées
ou de malades. De nouvelles portes, jusque là fermées, s’ouvriront
alors. Aussi, n’hésitez plus… rejoignez-nous !
Ceux qui pratiquent déjà savent ce que l'on peut ressentir face
à un visage qui s'illumine... Pour les autres, vous le découvrirez
le jour où vous pratiquerez cette activité. Vous serez largement
récompensé quand, comme cela m'est déjà arrivé,
un patient vous dira : "...quand je suis avec les chiens, j'oublie que
je suis malade...".
Une fois de plus le meilleur Ami de l'homme nous montre l'exemple : il donne, sans rien attendre en retour, simplement pour nous faire plaisir… De plus, lui, ne juge pas…
Sites Web à consulter sur le sujet :
-
http://www.britishbulls.fr (le site de l’Association des Molosses au Cœur
Tendre).
- http://www.parole-de-chien.com (le site de l’Association Parole de Chien).
- http://www.chien.education.free.fr (le site d’un comportementaliste
qui intervient dans les écoles).
- http://sites.estvideo.net/cynotherapie/ (le site d’un infirmier qui
utilise ses chiens dans son travail).
Stage chien visiteur du 15 et 16 mars 2008 à Colmar
Stage de « Chiens Visiteurs » au club canin de Dannemarie du 8 et 9 décembre 2007
Le week-end des 8 et 9 décembre a eu lieu, au Club Canin de Dannemarie un stage de « Chiens Visiteurs ». Celui-ci était organisé par la Société Canine du Haut-Rhin et animé par Eric TRIVELLIN, Délégué Régional et responsable national du Groupe de Travail (pour cette activité) de la Commission Nationale Education et Activités Cynophiles (dépendant de la Société Centrale Canine).
Ce stage avait pour but de permettre a des membres de divers clubs canins régionaux de se former mais aussi et surtout de faire tester leur(s) chien(s) afin de pouvoir intervenir bénévolement dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les centres médicaux-sociaux, les écoles, etc., qui en feront la demande; ou avec lesquels les bénévoles fraîchement formés prendront contact.
Ces deux jours ont comportés une partie théorique à l’usage des maîtres (historique, éthologie, réglementation, quels chiens utiliser, comment se faire accepter dans les structures, comment monter un projet, etc.). Le coté pratique consistait à tester les capacités d’adaptation des chiens ainsi que leur sociabilité, que ce soit en individuel ou en groupe lors de divers exercices de mise en situation.
17 personnes avec 22 chiens de toutes races, toutes tailles et de tous poils ont participé à ce stage. Les chiens « dits dangereux » de 1ère et 2ème catégorie en étaient exclus en raison de la loi, même si la très grande majorité d’entre eux sont de véritables crèmes au niveau du caractère, s’ils ont bien été éduqués à leurs débuts, car il n’y a pas de « mauvais chiens ».
Le but recherché n’est pas de faire de la thérapie en tant que telle, mais simplement d’apporter un peu de réconfort, de chaleur et de bonheur à des personnes qui en ont besoin en leur rendant tout simplement visite. Il ne faut pas oublier bien sûr le rôle éducatif dans la prévention des morsures comme le fait déjà si bien Patrick Grimm, enseignant, lors de ses journées du Chien au collège Champagnat d’Issenheim. Ce rôle éducatif reste à développer. Il faudrait que cette prévention fasse partie intégrante du programme des écoles et des collèges au même titre que la prévention routière ! Messieurs les décideurs, prenez donc vos responsabilités et vous éviterez ainsi des accidents malheureux dont le chien n’est pas toujours le seul responsable…
Les effets bénéfiques du meilleur Ami de l’homme ne sont plus à prouver. En effet, plusieurs études médicales et de nombreuses observations font état de bénéfices tant au niveau physique (baisse de la tension artérielle, diminution des problèmes mineurs de santé, etc.) que psychiques (effet anti-dépresseur naturel, diminution du stress et de l’angoisse, etc.) et sociaux (suppression du sentiment de solitude, facilitateur relationnel, stimulation permettant de rester actif, etc.). Il est aussi très utile dans le développement psychoaffectif de l’enfant et peut même devenir un substitut de frère ou de soeur.
Un prochain stage devrait s’organiser vers le printemps prochain.
Pour tout renseignement, s’adresser à Eric TRIVELLIN (dogtherapy@estvideo.fr)